Jeudi 26 Août

Rangiroa

Réveil à 6h30 (c'est de pire en pire ces vacances !). Il y a toujours du vent mais ça s'est un peu calmé, la visite du lagon bleu aura donc bien lieu.

Je prends une douche à l'eau froide (au moins, ça réveille…) et nous allons dans la salle à manger pour le petit déjeuner. Tout est déjà prêt sur la table avec pain, beurre, confiture et jus d'orange. Nous nous en servons d'ailleurs un grand verre et après l'avoir goûté, on s'abstiendra les prochaines fois (ça doit être du Tang™ !!). Nous demandons à Mareva comment faire pour avoir de l'eau chaude pour la douche : « Ah ben non il n'y en a pas ! »… Ok… à la dure !

A 8h, le 4X4 qui vient nous chercher pour l'excursion arrive pile à l'heure. Nous sommes seules. Nous nous arrêtons ensuite à la pension d'à côté, chez Joséphine, pour récupérer un jeune couple en lune de miel. Nous commençons à discuter avec eux de tout et de rien et en arrivons à Michaël Youn. Ils l'avaient rencontré au Tiki Village à Moorea (tout seul) et avaient aussi vu Laurence Boccolini au restaurant des Tipaniers. Je vous rappelle qu'elle vient de se marier avec Mister Tahiti !

Bref, nous apprenons aussi que la fille est instit (décidément) et qu'ils sont de Toulon. Entre temps nous nous sommes encore arrêtés et avons finalement récupéré six autres personnes.

Nous arrivons à Avatoru vers 8h30, on nous dépose sur le quai, nous attendons quelques instants et en profitons pour aller voir un curios, et vers 8h40, tout le monde, à savoir une douzaine de personnes au total, embarque dans une pirogue à moteur munie d'un toit. Les capitaines (ils sont trois) nous font déposer nos affaires dans la « soute »… Est-ce que cela voudrait dire que ça va bouger ? Flo n'est pas au mieux…

Et nous voilà partis, effectivement il y a des petites vagues d'environ un mètre, mais comme c'est une petite embarcation, ça ne tangue pas, ça « tape », c'est à dire que la pirogue a tendance à rebondir sur les vagues. Si vous avez besoin d'un massage fessier, je vous le conseille !

Motus

Vers 9h45, nous approchons du lagon bleu, celui-ci est entouré d'une mini barrière de corail avec une mini passe qu'emprunte le bateau. Il s'arrête ensuite à bonne distance d'un îlot. Comme il n'y a pas beaucoup d'eau, il ne va pas pouvoir aller plus loin et il va falloir finir à pied (nous avons de l'eau jusqu'aux cuisses). Quelques petits requins de récif viennent nous rendre visite…

Le temps est gris ce qui ne rend pas le paysage folichon. Nous marchons donc en file indienne jusqu'au motu et nous installons. L'un des guides nous montre un autre îlot distant d'environ un kilomètre, et nous dit qu'il s'agit de l'île aux oiseaux sur laquelle on peut aller se balader à pied, il suffit de marcher sur une petite bande de corail.

Comme Flo est un peu barbouillée après le voyage (mais elle est contente, elle a résisté !!), je décide d'y aller seule. Je m'équipe de mon appareil photo et de ma caméra, mon bob rose sur la tête et c'est parti. Le temps commence à se lever et les couleurs à changer.

Après trente minutes de marche dans dix centimètres d'eau, en essayant de faire gaffe où on met les pieds (merci les sandales ventouses !!), j'arrive sur l'île. Celle-ci est complètement déserte et je constate qu'on ne peut pas la traverser par le milieu car c'est une véritable jungle.

La jungle

J'opte donc pour en faire le tour en marchant sur le bord ou dans l'eau. Je remarque également que ce que je croyais de loin être une plage de sable est en fait une plage faite de minuscules coquillages. J'essaie d'en ramasser, mais ils sont tous pleins, alors tant pis. Je vois déjà un oiseau avec un très long bec très effilé, puis des oiseaux blancs comme des colombes (pas des mouettes, je sais reconnaître une mouette quand même) ainsi que d'autres oiseaux noirs. Je prends quelques photos et passe de l'autre côté de l'îlot, la vue du motu sur lequel on a accosté m'est désormais cachée et là tu te sens un peu seul au monde… Il y a d'autres motus aux alentours, mais pas âme qui vive. Je continue mon petit bonhomme de chemin lorsque le soleil apparaît cette fois vraiment et là c'est une féerie de bleu, de blanc, de vert mais aussi de rose ! Il y a certains bancs de sable au loin qui sont roses. Quelques petits requins s'éloignent à mon arrivée, et j'aperçois également une raie grise qui se la coule douce. Je mitraille dur avec mon appareil (soixante dix photos uniquement sur ce site !), c'est vraiment LE site à « photos cartes postales ».

C'est trop  beau...

J'arrive sur une petite plage de sable très fin à l'abri du vent, un petit paradis. Dommage qu'il faille retourner à « la base » pour le déjeuner. Par contre, ce n'est pas très pratique pour se baigner car l'eau n'est pas du tout profonde, on peut marcher des kilomètres avec entre trente centimètres et un mètre d'eau.

Je continue ensuite en essayant de m'enfoncer un peu dans la « jungle » et je me rends compte que je suis « suivie » par le couple de jeunes qui me font trop marrer à se prendre en photos avec le paréo, sans le paréo, allongé sur la plage, devant le cocotier etc…

J'arrive dans une sorte de clairière dans laquelle il doit y avoir une trentaine d'oiseaux. Un autre couple est là en train de les admirer. J'essaie de m'approcher sans les effrayer (les oiseaux) et prends encore quelques photos. Allez, il est désormais temps de rentrer, et lorsque le motu réapparaît, je me rends compte que quatre autres bateaux de touristes sont arrivés entre temps. Ce site du lagon bleu est vraiment magnifique et en plus de toute la palette de couleurs, le fait qu'il y ait quelques nuages change parfois totalement le paysage lorsque le soleil disparaît ou apparaît.

Mini plage

Mais me voilà déjà de retour et je vais rejoindre Flo qui m'attend sur la plage. Je regrette qu'elle ne soit pas venue.

A 12h précises, roulement de tambour, enfin, de tamtam pour annoncer que le repas est prêt. Comme d'habitude ce sont nos guides/pilotes/capitaines qui ont tout préparé, au menu, poulet et poisson, légumes et fruits. Ainsi qu'un très bon cake à la noix de coco. Nous nous installons tous autour de grandes tables, avec les gens d'un autre bateau pour festoyer.

Vers 13h, c'est terminé, et que fait-on des restes ? On va les donner aux requins ! Nous allons donc au bord de l'eau, du côté où il n'y a pas de plage et là le cuisinier commence à faire la vaisselle et à jeter les restes dans l'eau, et au bout de cinq minutes, il doit y avoir cinquante minis requins qui viennent se rassasier ! Quand je pense qu'un petit truc comme ça nous avait fait peur un soir au bord de la plage aux Maldives et que là on est les pieds dans l'eau au milieu…

Comme notre départ est prévu pour 14h, nous allons « glander » un peu sur le sable et faisons LA photo sur le cocotier penché (et dire que je me moquais des autres !). Certaines personnes se baignent, bref, c'est l'heure de la détente et de la digestion. Moi je repars à la recherche de coquillages et j'en trouve quelques uns de vides…

Vers 14h, nous repartons à pied vers notre bateau (euh, tu es sûre que c'est bien celui-là ??!! Oui !) et embarquons. Nous faisons un arrêt juste après la mini passe pour voir des requins plus gros. Effectivement, là, rien à voir avec nos petits bébés requins. L'un des gars sort un gros morceau de viande, l'accroche à un fil et le jette à l'eau. Nous aussi on peut se jeter à l'eau si on veut (c'est ça !). Et là un requin attrape le morceau de poisson et ne veut plus le lâcher. C'est un requin citron qui doit mesurer deux mètres, genre les dents de la mer ! Et le bateau qui penche sérieusement du côté où il ne faut pas, ce n'est pas très rassurant quand même. On est bien contentes de pas être dans l'eau finalement !

Bye bye lagon bleu

Après cet arrêt, nous repartons vers Avatoru. Les vagues ont un peu grossi et nous devons nous équiper de cirés jaunes afin de ne pas arriver complètement trempés au port. C'est sportif ce voyage je vous le dis !

Allez hop un autre petit massage fessier (bonjour les bleus !!) tout en musclant un peu les bras parce qu'il faut bien se tenir quelque part pour ne pas rouler par terre et après une heure de navigation, nous apercevons les contours de notre atoll. Contrairement à l'aller d'ailleurs, nous longeons un peu plus longtemps la côte et passons devant quelques cabanes complètement isolées au fond de criques, devant de jolies petites plages et aussi devant des fermes perlières… A propos d'isolement, c'est à Rangiroa qu'on peut vivre « l'aventure robinson ». On se fait déposer pour plusieurs jours sur un îlot désert avec une machette et après faut se débrouiller pour survivre !

Juste avant d'arriver au port, nous avons droit au passage de poissons volants argentés qui scintillent au soleil (c'est beau) puis nous accostons. Il doit être 15h30. C'est pas que nous sommes mouillés mais un peu quand même finalement ! Et puis le sel, ça colle ! J'ai l'impression d'être un marin au long cours qui rentre de voyage !

Nous reprenons notre 4X4 pour rentrer à la pension. Une bonne douche froide raffermit les muscles et surtout « dessale » bien !

Nous nous prenons ensuite un petit apéro devant le coucher du soleil et rentrons au bungalow pour patienter jusqu'à 18h30. Moi, j'avais sorti les coquillages de mon sac et les avais posés sur mon lit. Et « voilà-ti » pas que l'un d'eux tombe par terre. Flo me demande ce qui vient de tomber du plafond. Euh, déjà c'est pas du plafond ! Moi je me demande ce qui se passe quand même, et en fait je m'aperçois que le coquillage il était pas vide et le monsieur dedans il voulait pas rester là ! Allez hop, je vais le rejeter à l'eau…

C'est l'heure du repas, toujours avec nos profs mais sans nos « américanadiens ». Au menu, je vous le donne « émile », du Mahi Mahi !! Mais cette fois préparé avec de la crème et des beignets d'aubergines, c'est un délice ! Finalement, pas la peine d'avoir différentes sortes de poissons, il suffit juste de pas le préparer pareil !

Comme d'hab à 19h30 c'est terminé, retour au bungalow et lecture avant un dodo bien mérité vers 21h30.