Jeudi 2 Septembre

Tahiti => Paris

Le réveil sonne à 5h… Flo se lève d'un bon, toute « pimpante » (serait-elle contente de rentrer ?). Quant à moi, c'est hyper dur ! J'ai pas vraiment envie de repartir… Surtout pas à 5h du mat ! J'ai droit à quelques minutes supplémentaires de sommeil et faut bien que je me lève. Pendant ce temps, Flo descend à la réception pour régler la chambre et je la rejoins vers 5h30. Apparemment, un gars a fait un scandale car le coffee shop n'était pas ouvert à cette heure-là et qu'il a pas pu prendre de petit déjeuner. Remarque, à l'allure du service, valait peut-être mieux pour lui !

Notre taxi est là, c'est une dame qui roule… très vite ! A 5h45, nous sommes à l'aéroport. Il commence à faire jour. Nous nous mettons dans la file d'attente qui est déjà conséquente.

Nous passons les portiques de sécurité et n'avons pas droit à une fouille, tant mieux ! Nous enregistrons sans problème (l'hôtesse nous répète deux fois où sont nos places dans l'avion, oui, merci je suis pas très bien réveillée, mais j'arrive encore à comprendre ce qu'on me dit !). Puis nous partons à la recherche du bureau afin de faire tamponner nos papiers pour la détaxe des perles. En effet, on peut acheter les perles sans les taxes, et c'est plutôt intéressant. Il suffit de faire tamponner un papier et de le renvoyer à la bijouterie (grâce à des enveloppes fournis par les vendeurs, tout est prévu). En fait ce petit bureau consiste en une table où sont assis deux douaniers, le problème c'est qu'il faut repasser sous le radar, et comme par hasard cette fois, Flo est fouillée. Le policier regarde son coquillage, mais n'en dit pas plus, nous pouvons passer. Une fois nos tampons sur nos feuilles, nous mettons le tout dans les enveloppes et les postons.

L'aéroport

Nous allons ensuite prendre un petit déjeuner bien mérité. Nous passons la « frontière » et trouvons un bar à l'étage où nous nous restaurons.

Comme il reste 5000 XPF à Flo, nous allons les dépenser dans la boutique (un paréo, du café, des faux tatouages) puis nous nous asseyons pour attendre l'embarquement. L'avion est déjà là, c'est une bonne chose. Il y a aussi un joli petit jardin à côté de la salle d'attente avec des tikis.

L'avion

Nous embarquons à l'heure vers 7h40 (le départ est prévu pour 8h30), mais apparemment il y a un passager malade qui a dû débarquer et nous ne partons que vers 9h. L'avion n'est pas le même qu'à l'aller car il y a des petits écrans individuels sur chaque siège. Et la radio marche !!

Nous décollons et bye bye Tahiti (snif !). Moi d'un côté, je suis contente de rentrer car trois semaines, c'est long, mais d'un autre côté, je commençais à bien m'habituer à le douceur de vivre polynésienne…

Nous avons droit au journal de France 3, puis au repas (au menu, poulet aux deux moutardes et mousse chocolat coco). Ensuite, je regarde le film « Qui perd gagne » qui n'est pas mal du tout puis je teste les jeux (car il y a aussi des jeux avec les écrans individuels). Du coup entre ça et la lecture des magazines récupérés à l'entrée de l'avion, ça occupe bien. Nous avons ensuite droit à une collation avant la descente sur Los Angeles. Après 7h40 de vol, nous atterrissons sur le sol américain, il est 19h40 heure locale (on n'a pas vu passer la journée !). Comme à l'aller, nous embarquons dans un bus qui nous emmène en salle de transit. Nous faisons une demie heure de queue à la douane pour avoir notre tampon sur le passeport puis nous récupérons notre nouvelle carte d'embarquement (petit circuit rituel). Nous patientons trois quart d'heure dans la salle avant de reprendre notre bus et de remonter dans l'avion. Il est 21h30 (soit 6h30 du mat en France), et nous ne décollons en fin de compte qu'une heure après !

Après le repas, moi c'est dodo et jeux et Flo regarde deux autres films (« Et dieu créa la femme » et « Duplex »). Le retour est vraiment long, ça n'en finit plus. Mais nous apercevons finalement les côtés anglaises et enfin la couche de pollution parisienne (ô joie !). Nous atterrissons à 17h30.

Nous passons la douane, là encore c'est long (pas plus doués que les Américains !) et après une demie heure, nous allons attendre nos bagages. Ils arrivent pratiquement ensemble, nous mettons le tout sur un chariot et nous apprêtons à sortir. Sauf que la Polynésie ne fait pas partie de l'Union européenne… Nous sommes seules à passer près de la douane lorsqu'une « charmante » douanière nous arrête et demande à Flo d'où on vient. Puis elle nous demande si on a fait plus de 175 € d'achats. Vu ce qu'on a dans les valises, vaut mieux pas lui mentir… « Ben oui… ». Elle est aimable comme une porte de prison. Elle veut fouiller la valise de Flo, celle qui pèse trente kilos. Sauf qu'il faut la monter sur une sorte de bureau et là évidemment c'est trop lourd, donc il faut que Flo l'aide ! J'hallucine ! Entre temps, deux autres personnes se sont aussi faites arrêter. La douanière nous demande les factures (moi elle ne me fait pas ouvrir ma valise). Elle fouille bien, puis prend les factures des perles et va dans le bureau à côté. Pendant quinze minutes, on la voit avec ses collègues qui fait de savants calculs. Puis, elle arrive et dit à Flo qu'elle doit payer 85 € de taxe (me demandez pas comment ils ont fait leur calculs, mais avec la détaxe c'est quand même encore très favorable pour nous…). Moi je ne dois payer que 47 € et comme c'est moins de 50, bah, j'aurai rien à payer.

Donc, pour résumer, vous n'avez pas le droit d'acheter plus de 175 € de marchandise à l'étranger (hors Union Européenne). Je vous conseille de passer la douane lorsque les douaniers sont déjà bien occupés avec d'autres personnes (ne pas passer les premiers et passer en « groupe » à la fin du groupe). Enfin, la détaxe des perles est très intéressante, donc n'hésitez pas à la demander.

Bon, c'est pas tout ça, mais pendant que Flo en finit avec son paiement, je vais chercher de l'argent pour le taxi. En effet, vu le poids des bagages et la fatigue, nous avons décidé d'éviter le RER.

Nous trouvons un taxi conduit par une guadeloupéenne très sympa. Comme les valises sont grosses, il faut en mettre une sur le siège arrière. Je dois donc passer à l'avant, sauf que le siège est hyper avancé et tout droit, c'est pas très confortable. Il y a des embouteillages, ce qui fait que nous n'arrivons à destination qu'une heure trente plus tard. Pas très efficace. Évidemment j'avais pas retiré assez, du coup on a dû s'arrêter à une autre banque pour pouvoir payer ! Enfin, ça y est on est devant l'immeuble, va juste falloir monter les quatre étages ! On fait ça à deux pour les valises, c'est plus facile. Ouf ! Le périple retour a été plus galère. Ou alors c'est parce qu'il y a aussi le blues de la fin des vacances ? Sans doute…

Reste plus qu'à déballer tout ça, regarder les 1000 photos et le film, et surtout récupérer du décalage horaire (ça me prendra une semaine), des images de lagons bleus plein la tête.

Sur ce… « Nana » (au revoir).