Mercredi 25 Août

Bora Bora => Rangiroa

Réveil assez tôt vers 7h, moi j'ai plutôt mal dormi (à cause du coca la veille au soir ou du bateau ?!). Flo a dormi comme une masse et a l'air d'aller mieux. Nous avons commandé la navette pour 8h45 afin d'être à Vaitape assez tôt et pouvoir y faire un tour (sourtout ) la banque) avant d'aller prendre l'avion.

Vers 8h, après un petit déjeuner frugal, nous allons payer notre chambre. Flo récupère ses coquillages enterrés dans le sable, met le tout dans un sac en plastique et dans le sac à dos avec le coquillage d'Andrew. C'est pas léger tout ça !

A 8h45 précises notre navette à 19°C arrive, le chauffeur ne décroche toujours pas un mot. C'est plutôt étonnant d'ailleurs parce qu'en général les polynésiens sont très ouverts.

Une fois au village, comme nous avons nos valises et qu'il n'y a pas de consigne (faut pas rêver !), nous décidons de nous asseoir, l'une va garder les bagages pendant que l'autre ira faire un tour.

C'est moi qui commence et je me rends directement à la banque Socredo pour voir s'il y a quelque chose à faire avec ces cartes bleues. Ca ne marche toujours pas au distributeur. Là, le banquier essaie de voir avec une machine, mais il me dit que le montant de retrait est dépassé, ce montant courant sur sept jours, il faut patienter avant de pouvoir retirer à nouveau. Je reste calme en lui demandant comment nous pouvons faire puisqu'il nous faut du liquide. « Ah, ben y'a rien à faire ». A part être philosophe, je vois pas trop. Va falloir trouver une solution pour payer à Rangiroa…

Je retrouve Flo sous la halle où elle m'attend, lui explique la situation et le « on ne peut rien faire »… Nous envisageons les possibilités qui s'offrent à nous et à part payer après, ou faire envoyer un mandat de France, nous n'en trouvons pas d'autres… De toutes façons on verra bien une fois sur place.

Puis Flo va faire un tour dans les boutiques et au petit marché qui se trouve derrière, où ils vendent comme d'habitude des paréos, colliers de coquillages etc… Puis je repars vadrouiller pour acheter des cartes postales ainsi qu'un appareil aquatique car j'ai terminé le mien au Lagoonarium.

A 11h20, nous embarquons sur la navette à destination de l'aéroport. C'est pas que Flo angoisse à l'idée de remonter sur un bateau, mais quand même. Finalement la traversée de vingt cinq minutes se déroule tout à fait normalement.

Nous enregistrons les bagages (toujours aucune question relative au poids, heureusement qu'ils ne pèsent pas le sac à dos de Flo !), puis allons faire un petit tour dans l'aérogare et la fameuse boutique. En approchant de cette dernière, je vois un gars assis tout seul en train de regarder probablement un DVD sur un ordinateur portable. De profil, je trouve qu'il ressemble à Michael Youn, ce que je signale immédiatement à Flo. Attends on est à Bora Bora, on n'a pas vu un seul « people » alors si on trouve au moins un sosie !!

Flo est intriguée aussi et une fois dans la boutique d'où nous avons une vue « de face » de la personne, elle le regarde du coin de l'œil, et me dit qu'effectivement on dirait que c'est lui… Bon, on va pas non plus passer notre temps à le dévisager, nous nous asseyons à notre tour dans la salle d'attente et sommes cette fois tout à fait certaines qu'il s'agit du « vrai » Michael Youn. C'est bizarre de le voir là hors du contexte et tout seul…

D'autres personnes qui vont prendre l'avion commencent à arriver et un couple va carrément lui parler. Il a fait Moorea aussi apparemment… et va donc voyager avec nous jusqu'à Rangiroa.

Atoll

L'avion est à l'heure et nous voilà partis pour une heure dix de vol, wow, c'est long ! Nous pensons avoir droit à un déjeuner mais ce n'est pas le cas, juste un jus d'orange…

Rangiroa est un atoll qui fait partie des îles Tuamotu, au Nord des îles de la Société (Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea et Bora Bora) que nous quittons donc désormais. Toutes les îles que nous avons visitées jusqu'à présent étaient des îles « montagneuses », les atolls sont des immenses anneaux entourant un lagon. La « montagne » qui se trouvait à l'origine au milieu a été complètement engloutie dans l'eau.

Vers 13h30, nous atterrissons à Rangiroa. Nous attendons nos bagages près d'un mur, Flo a son sac sur le dos… A côté d'elle on voit une dame qui fait une drôle de tête. Elle prend son sac et penche sa tête dedans, comme si elle voulait « sentir » quelque chose. C'est là que Flo se penche discrètement vers moi pour me dire que le coquillage dans son sac a une odeur plus que désagréable et que la dame a dû penser que ça venait de son propre sac !!! Hum…

Michael Youn a disparu…

Nous récupérons les bagages et cherchons quelqu'un avec « Pension Glorine » sur un panneau. Ne trouvant personne, nous nous renseignons et on nous indique une jeune femme. C'est bien elle, elle s'appelle Sabine. Nous embarquons à bord d'un 4X4, à l'arrière avec les bagages et c'est parti vers la pension où nous arrivons dix minutes près. Elle se trouve près de la passe de Tiputa à l'extrémité de la bande de terre de quatorze kilomètres sur laquelle se trouve le village d'Avatoru (le chef lieu de Rangiroa) et l'aéroport. Sabine nous montre notre bungalow, au confort simple mais correct, puis nous montre la salle à manger dans laquelle nous prendrons nos repas en commun avec les autres pensionnaires. Comme nous n'avons pas mangé, nous lui demandons si elle peut nous préparer un sandwich. « Pas de problème ». Nous lui parlons aussi de notre histoire d'argent liquide. Là elle nous dit qu'elle ne peut rien faire, qu'il faudra demander à Mareva qui dirige la pension, elle sera là vers 17h. Notre première nuit est déjà payée grâce à des arrhes que nous avons envoyés, pour les trois nuits suivantes il faudra peut-être qu'on aille dormir sur la plage !! En attendant on mange la moitié de l'énorme sandwich que Sabine nous a préparé.

Puis nous retournons au bungalow pour nous installer et décidons d'aller marcher un peu aux alentours pour découvrir l'environnement.

Juste en face de la pension il y a un petit snack mais il ferme vers 14h.

Devant la pension il n'y a pas de plage, il faut marcher environ deux cents mètres pour arriver à une étendue de sable, mais celui-ci est toujours bien moins fin et moins blanc qu'aux Maldives. C'était pourtant ici à Rangiroa qu'on s'attendait à trouver de belles plages comme sur les cartes postales… Serait-ce un mythe ?

Nous passons devant les quelques maisons qui se trouvent autour de la pension, dont une qui retient particulièrement notre attention. En effet, il y a donc la maison, avec les vitres ouvertes et les tissus polynésiens en guise de rideaux, mais juste à côté il y a une grande dalle de béton avec… une cuvette de toilettes au bout. Euh… A moins qu'il y ait eu un cyclone qui soit passé par là et qui ait tout emporté sauf la cuvette, on n'a pas tout compris !!

Nous marchons donc sur le plage, à la recherche de coquillages, il ne faut pas perdre les bonnes vieilles habitudes ! A propos de coquillages, Flo s'est empressée d'enterrer à nouveau les siens près du bungalow, je vous raconte pas l'odeur !

Nous passons dans une petite boutique au bord de l'eau, apercevons un club de plongée et arrivons à l'hôtel Kia Ora avec ses bungalows sur pilotis et sa grande cocoteraie. L'hôtel cinq étoiles du coin. Nous nous y baladons tranquillement et décidons de rentrer à la pension non pas par la plage mais par « l'intérieur des terres », en fait la route goudronnée qui passe côté océan. Nous allons d'ailleurs faire un tour près de l'océan sans trop s'approcher car les vagues sont grosses, et arrivons sur une « plage » faite de morceaux de coraux blancs plus ou moins gros, faudra peut-être en ramener tiens !

Barrière côté océan

Puis nous nous arrêtons dans une boutique qui fait cyber café (toujours intéressant) et qui vend des perles, et rentrons à la pension.

Comme il est 17h, nous allons voir Mareva pour lui expliquer notre problème de liquide. Elle doit avoir vingt cinq ans et nous apprendrons plus tard qu'elle est la belle fille de Glorine et que c'est elle désormais qui dirige la pension. Elle a l'air assez timide d'ailleurs. Mais revenons à nos moutons… « Voilà on n'a pas pu retirer… patati et patata… va-t-on dormir sur la plage pour les deux dernières nuits ? ». « Ah mais y'a pas de problème, vous viendrez au magasin et on s'arrangera là-bas, il a une machine pour la carte bleue ! ». Ok ! voilà, ici y'a jamais de problèmes que des solutions ! Et on n'a pas fini d'en trouver des solutions…

Nous réservons également la visite du « lagon bleu » pour le lendemain, il s'agit d'un mini lagon à l'intérieur du grand lagon de Rangiroa (le second plus vaste du monde avec ses soixante quinze kilomètres de long pour vingt six de large). Pour s'y rendre, il y a juste une heure de bateau…

Puis, nous retournons au bungalow dont la porte ferme à l'aide d'un cadenas. Comme Flo me psychote à mort pour tout fermer à clé, j'avais mis ce fameux cadenas, sauf que j'ai oublié la clé à l'intérieur… C'est ma journée ! Donc, on retourne voir Mareva pour lui demander le double… Elle nous file tout un trousseau de clés, mais pas une ne marche ! Ah, ben en fait elle a pas de double ! Super ! Elle nous dit de patienter un peu, elle va venir voir ce qu'elle peut faire. Ne voyant rien venir au bout de quinze minutes, nous y retournons et finalement elle appelle son mari qui dit qu'il va essayer de casser le cadenas. Bon courage ! Équipé d'un marteau, il essaie donc en tapant dessus pendant dix minutes, mais sans succès. Bon, on va pas s'embêter plus longtemps hein ? Allez un grand coup dans la serrure et tout vient avec ! C'est réglé, et moi je sais plus trop où me mettre… La porte ferme toujours de l'intérieur grâce à un crochet, mais pour l'extérieur, comme en plus il y a du vent, nous allons y mettre une chaise pour la bloquer… Si des voleurs passent dans le coin !!

Coucher de soleil

Sur ce, nous écrivons quelques cartes postales, allons admirer le coucher du soleil et à 18h30, allons dans la salle à manger car c'est l'heure du dîner (et pas plus tard SVP !). Tout le monde est donc à la même table, à notre gauche trois américains ou canadiens (j'ai pas suivi toute la conversation) et sur notre droite deux couples d'environ soixante ans chacun. Je sais pas pourquoi, mais je sens le prof ou l'instit !! Nous discutons avec eux et apprenons qu'ils sont venus il y a dix ans et qu'ils avaient adoré Bora Bora, mais qu'ils ont été déçus en revenant (trop de constructions et trop de touristes). Ils logeaient… à la pension Teipo (celle où on a passé la première nuit). Ah ben alors c'est eux que j'avais vus devant leur bungalow en train de discuter !!

Ca papote, et ils nous disent qu'ils n'ont pas pu faire la balade au lagon bleu à cause de la mer trop agitée… Alors c'est l'excursion qu'on doit faire le lendemain, je sens Flo se « décomposer » quelque peu…

Nous apprenons aussi… qu'ils sont profs (je vous l'avez dit !) et qu'il faut se déchausser avant d'entrer dans la maison (Oups ! On savait pas).

Au menu, c'est poisson cru en entrée (en carpaccio avec de la moutarde, succulent !), le poisson étant du Mahi Mahi (la dorade du lagon, à prononcer « méiméi »), puis du thon grillé, pêché du jour et dessert. C'est le mari qui fait le service, Mareva a fait la cuisine, et leur petit garçon est dans les parages. Nous réussirons à comprendre qu'il s'appelle Ono et a deux ans (pas facile l'accent polynésien quand ils roulent bien les « R », mais trop marrant !).

A 19h30 tout le monde au lit ! C'est vrai que ça fait tôt, mais il fait nuit et il n'y a rien à faire ! Flo installe enfin la moustiquaire qu'elle transporte depuis Paris. En général dans les hôtels il y en avait sur les lits, mais là il n'y en a pas et justement il y a un crochet au plafond, ça tombe bien ! Moi, je résiste (à la dure !) mais les tortillons verts anti-moustiques brûlent toujours (on ne va pas s'asphyxier puisque les fenêtres ne ferment pas). Et puis faut bien entendre le coq !! Flo décide de prendre une douche et remarque qu'il n'y a que de l'eau froide. On n'a pas dû tout comprendre au chauffe eau… Moi je peux pas, j'essaierai le lendemain !

Lecture puis dodo vers 22h.