La Polynésie

Le récit de mon voyage en Polynésie en août 2004

17 février 2005

Jour 2 : Tahiti => Moorea

Vendredi 13 Août

Tahiti => Moorea

La nuit fut plus ou moins agitée. Enfin, moi j'ai plutôt bien dormi, mais j'ai entendu Flo se lever et à ce moment là un téléphone s'est mis à sonner dans le couloir, je me suis levée, j'ai essayé d'identifier d'où ça venait, et à moitié au radar… je me suis recouchée sans avoir rien compris à l'affaire !

Bref. Lever vers 5h45 (oui, c'est tôt, mais c'est le décalage, je vous rappelle qu'il est 17h45 en France !). Après une rapide toilette, nous descendons pour aller retirer de l'argent au distributeur afin de pouvoir payer le taxi qui doit nous mener à l'aéroport. Malgré l'heure très matinale, il fait jour et il y a déjà pas mal de monde dans les rues (contrairement à la veille au soir…). Nous trouvons un distributeur à proximité puis retournons à l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Nous optons pour deux « continentaux » et attendons d'être servies. Nous devons être six dans le coffee shop… Et là dix minutes passent… quinze minutes, toujours pas de petit déj. ! Je remonte à la chambre où fort heureusement nos bagages étaient déjà pratiquement prêts et je descends les deux (merci l'ascenseur !), ça fera gagner un peu de temps. La veille, nous avions commandé un taxi pour 6h45, il doit être 6h35 et enfin le petit déjeuner arrive. Inutile de dire qu'il est avalé en quatrième vitesse… A l'heure dite, le taxi est là. Notre « chauffeuse » doit avoir une cinquantaine d'années et est beaucoup plus loquace que son collègue de la veille. Nous lui demandons donc si nous devons attacher notre ceinture à l'arrière : « Mais non ! Regardez ici les enfants ils sont à l'arrière des pick-up et ils ont pas de ceinture ! Hey, ici on est cools ! » Bon, ok. Elle vient de Bora Bora et pour elle c'est la plus belle île. Nous sommes chargées de compter le nombre de bleus différents qu'on pourra y voir dans le lagon ! Et en repassant à Tahiti, il faudra la demander : Elisabeth ou « mamie » pour lui faire notre compte rendu !

Nous arrivons à l'aéroport à 7h05, nous sommes bien évidemment les premières. Nous enregistrons non sans une certaine appréhension concernant le poids de nos bagages, mais non, ça passe. Il nous faut nous aussi passer sur la balance. Et oui, c'est un petit avion, pas de poids forfaitaires ! Nous achetons également les transferts pour aller à l'hôtel (transferts Air Moorea), comme indiqué lors des échanges de mails au moment de la réservation. Nos bagages sont placés sur une sorte de chariot et seront transportés ainsi tirés par un tracteur (original !) ou par les bagagistes bien musclés. L'avion se pose environ quinze minutes avant notre départ et nous embarquons cinq minutes avant le décollage !

C'est donc un Twin Otter, avec vingt places et vue sur le cockpit, un seul pilote à bord. Nous décollons et pouvons enfin apprécier le paysage et la vue sur le lagon et nous arrivons à Moorea après… cinq minutes de vol ! On décolle et on atterrit ! D'ailleurs, j'ai pratiquement filmé la totalité du trajet. Et puis l'approche sur la piste était loin d'être conventionnelle, genre un dernier virage bien serré, on s'accroche !

L'avion

A Moorea, nous débarquons directement sur le tarmac, l'avion étant garé à dix mètres de l'aérogare, et attendons les bagages (déchargés grâce au fameux petit tracteur), puis nous nous rendons au comptoir Air Moorea afin de prendre la navette jusqu'à hôtel des Tipaniers. Ce dernier se trouve à trente minutes en voiture de l'aéroport ce qui nous permet de pouvoir découvrir le paysage. Ce qui surprend d'abord c'est la végétation très dense et très verte. D'un côté on a la montagne avec des sommets très découpés et parfois très hauts et de l'autre le lagon avec différentes teintes de bleus en fonction de la profondeur. Dans la baie d'Opunohu, nous apercevons un paquebot (le Gauguin) l'un de ceux qui naviguent d'île en île. Nous faisons un arrêt au Beachcomber pour déposer des passagers et arrivons à l'hôtel vers 9h. Notre chambre n'étant prête qu'à 11h30, nous en profitons pour visiter l'hôtel, enfin du moins le grand parc dans lequel sont disposés les bungalows, faisons un tour sur la plage et là ô surprise, l'eau n'est pas si chaude que ça. Disons que ce n'est pas flagrant comme aux Maldives. La plage n'est pas très grande, et le sable moins fin qu'aux Maldives (il va falloir arrêter de comparer !) mais le lagon est immense et le cadre très calme et agréable. Ca ressemble bien à une carte postale avec des cocotiers finalement !! Puis nous décidons d'aller voir le centre commercial qui se trouve à cinq minutes à pied. Nous suivons donc la route sur laquelle passent quelques voitures, mais le trafic n'est franchement pas très dense. A côté de l'hôtel il y a un grand jardin très bien entretenu mais l'entrée en est barrée par un panneau indiquant que seuls les héritiers de la famille « machin chose » sont autorisés à y pénétrer ! Attention, c'est « tapu » (= interdit dont le mot « tabou » sera dérivé, pour votre culture personnelle !). Le centre commercial est composé de petites boutiques vendant de l'alimentation (les yaourts sont sur les étagères avec juste un ventilateur au plafond pour rafraîchir !), des vêtements (paréos, tee-shirts), de l'artisanat et bien sûr… des perles dans des bijouteries ! Sur le chemin du retour, nous remarquons une petite boutique joliment décorée, il s'agit d'une bijouterie. Bon, allez, on va entrer… Nous en faisons le tour lorsque la vendeuse nous demande si elle peut nous renseigner. Nous entrons alors dans la discussion sur le choix des perles etc… et finalement elle nous montre ce qu'elle a et franchement c'est très très beau !!! Et très très dur de résister ! Mais soyons fortes ! Nous avons désormais une idée des prix, va juste falloir réfléchir un peu et voir financièrement ce que chacune veut et surtout peut mettre !

Nous repartons vers l'hôtel et attendons la chambre (n°24), elle est en fait dans un bungalow dans lequel il y a trois chambres séparées (bon on a pris le moins cher aussi, faut pas trop en demander !). En attendant que le ménage soit terminé nous discutons avec un employé qui est des Tuamotu (ces îles sont les plus belles ! J'ai l'impression que toutes les îles sont les plus belles !!). Le bungalow est construit en bois, la partie entre le haut du mur et le toit n'est pas fermée (juste une moustiquaire), on a un peu l'impression de dormir dehors… disons qu'on entend bien les bruits de l'extérieur. Mais bon, l'endroit est quand même calme, ça devrait bien se passer !

Nous repartons pour aller déjeuner et notre choix se porte sur le restaurant « Chez Irène ». Une petite construction en bois qui comme son nom l'indique est tenue par Irène (il me semble d'ailleurs que c'est là qu'elle vivait aussi). Nous testons le tartare de saumon qui est très bon mais un petit peu trop aillé et en dessert des bananes frites un peu caramélisées, mmm un délice !

De retour à la chambre vers 13h30, nous nous lançons dans les comptes et décomptes pour savoir ce que nous pouvons nous offrir. De plus avec le franc pacifique, il faut trouver la bonne conversion !

La plage des Tipaniers

Puis après ce mini repos, direction la plage. L'eau est effectivement un peu froide et le lagon peu profond. Il n'y a pas non plus beaucoup de corail, donc pas beaucoup de poissons. Comme j'ai envie d'aller explorer un peu plus loin, je décide de tester mes palmes, et c'est là que tu te rends compte que marcher dans l'eau avec des palmes, ben c'est pas forcément le top ! Vu qu'il n'y a que cinquante centimètres d'eau pendant cent mètres, ben… pas top !

Après cet essai fort délicat, retour à la chambre pour une petite douche. Là y'a le petit coup de barre qui arrive (vers 17h) il ne faut pas s'allonger, sinon, c'est fatal !

Nous allons ensuite admirer le coucher du soleil (le premier du voyage) sur la plage… et c'est beau… allez on s'casse ! A 18h direction la réception afin de nous renseigner pour savoir où attendre la navette qui passe pour aller au Tiki village où nous avons réservé notre soirée.

Nous devons nous mettre au bout du chemin près de la route et attendre là, elle doit passer vers 18h15. Nous attendons en essayant de ne pas nous endormir, lorsque nous voyons arriver une fille (assez forte et plutôt grande), suivi d'un garçon plus petit, tout maigre avec des lunettes et les chaussettes malgré le short… Elle nous demande si nous attendons la navette et nous lui répondons oui. Donc nous attendons et comme il n'y a franchement pas grand chose à faire forcément nous sommes « un peu » obligées d'observer ce couple plutôt… dépareillé ! Au début, j'ai franchement cru que c'était une fille qui était là avec son petit frère. Apparemment non, il s'agit bien d'un vrai couple. Mais on sait tout du suite qui est le dominant et le dominé ! Je pense intérieurement qu'ils ont dû se rencontrer sur internet, c'est pas possible autrement. Attention, j'ai rien contre les rencontres sur internet, mais là je sais pas, c'est la première idée qui m'est venue ! Nous les appellerons donc le « couple internet » ou CI.

La navette arrive à l'heure et nous partons vers le village qui est à vingt minutes. Comme il fait nuit, nous ne voyons pas grand chose du paysage. Arrivés là-bas, nous sommes accueillis par un mini orchestre de trois musiciens. Nous entrons dans une boutique où nous devons payer, et les petits bons de réduction récoltés sur internet avant le voyage sont tout à fait valables (y'a pas de petites économies !). Nous nous dirigeons vers le fond du village en passant devant des petites cabanes et arrivons sur le lieu du spectacle (des gradins entourant une place). Nous sommes accueillis par un petit cocktail puis l'un des « villageois » nous annonce comment va se dérouler la soirée (en français et en anglais). Il y a une centaine de personnes dont pas mal d'américains. Là nous avons droit au « coco show ». Kezako ? Il s'agit en fait d'une démonstration pour nous apprendre à ouvrir les noix de coco et comment est fabriqué le lait (il faut raper la chair et la presser dans un linge et on obtient le lait). Puis nous allons dans un autre endroit du village pour assister à l'ouverture du four polynésien. Dans les temps anciens, ils faisaient cuire leurs aliments comme ça (pas moins de neuf heures de préparation quand même !). Il fallait donc creuser un trou dans le sable, y mettre des pierres volcaniques dans le fond, puis disposer les aliments et recouvrir le tout de feuilles de bananier et de sable. Lorsqu'ils enlèvent le sable puis au fur et à mesure les feuilles, la chaleur qui se dégage est assez intense ! Mais les aliments (viande et légumes) sont tout à fait cuits, reste plus qu'à goûter !

Après l'ouverture du four, nous sommes séparés en petits groupes (anglais et français) et nous visitons le village accompagnés d'un ou d'une guide. La notre est une polynésienne « bien en chair ». Nous pouvons admirer des reproductions de toiles de Gauguin (bof), et différents petits stands de fabrication d'objets d'artisanat tels des guitares, des colliers de coquillages, des sculptures et bien sûr des tatouages.

Après la visite il est l'heure du repas. C'est un buffet où nous pouvons choisir entre différentes viandes (porc, bœuf, poulet) et des salades ainsi que les légumes cuits au four (mais je suis incapable de dire de quoi il s'agit !). La viande cuite dans le four a un arrière goût très particulier, mais ce n'est pas le goût du bois comme lorsqu'on fait un barbecue, c'est différent, c'est le goût du four polynésien quoi ! Nous nous installons où nous voulons et nous retrouvons sans faire exprès à la même table que notre CI.

Le garçon croyant bien faire commande des boissons (le repas et les boissons sont compris dans le prix), mais en fait comme ce sont des cocktails, ils sont payants. C'est là qu'intervient sa femme qui après s'être renseignée et sachant qu'il faut payer, lui fait une scène en lui demandant de les « ramener immédiatement puisque c'est lui qui les a commandés et qu'il aurait dû demander avant ! » Au secours ! Le repas se déroule en musique et bon, la musique c'est sympa mais les tamtams, ça lasse un peu quand même et surtout ça prend bien la tête. Flo a son coup de barre de 19h30, j'ai cru qu'elle allait s'endormir sur sa chaise et ce malgré les tamtams ! Mais finalement elle résiste (et faut dire que le CI nous distrait bien aussi, après la scène des cocktails, c'est la bouffe qui est vraiment trop bizarre !). Pendant que nous mangeons, nous avons droit à un « paréo show » ou l'art de savoir nouer le paréo. Une démonstration pour les garçons et une pour les filles, pas de jaloux. Les serveurs et serveuses sont aussi ceux qui fabriquaient l'artisanat, ils ont donc plusieurs casquettes.

La danse du feu

Après s'être bien rassasiés, nous nous installons sur les gradins pour assister au spectacle. Et là ô surprise, les danseurs/seuses sont aussi… les serveurs/veuses !! Ils sont vraiment polyvalents ! Juste avant que le show ne débute il y a un petit cours sur le déhanchement pour les filles et un pour les mecs ! Plutôt marrant !

Puis le spectacle proprement dit commence avec différents tableaux, chacun avec des costumes différents. Les danses des hommes sont plutôt « tribales » comparées à celles langoureuses des filles, mais tout aussi impressionnantes. Puis vient le tableau de la danse du feu (pour moi le clou de la soirée) avant le mariage final (tout est bien qui finit bien !). Et après plus d'une heure de spectacle la soirée se termine. C'était vraiment très dépaysant ! Et parfois aussi impressionnant ! Nous retournons alors à notre navette et rentrons à l'hôtel pour un repos bien mérité.

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18 février 2005

Jour 3 : Moorea

Samedi 14 Août

Moorea

La nuit fut agitée. En effet comme je le précisais précédemment, l'isolation phonique n'est pas vraiment optimale dans la chambre. Et bien, j'ai eu l'impression de dormir dans une basse cour ! Et pourquoi donc me direz-vous ? A cause des coqs. Ces sales petites bêtes, contrairement à ce qu'on pense, ne chantent pas lorsque le soleil se lève… Elles chantent toute la nuit ! Alors être réveillée par le chant du coq toutes les heures, c'est pas l'idéal. Mais bon, on a quand même dormi (faut dire qu'on était plutôt fatiguées !).

Donc, réveil vers 6h45. Nous allons prendre notre petit déjeuner dans le restaurant au bord de la plage devant le lagon. Il est très copieux (le petit déj., pas le lagon !). Nous dégustons tout en admirant le paysage. Qu'est-ce que c'est calme et c'est beau… Allez on s'ca… non ! non ! on n'a pas envie de partir ! C'est alors que nous apercevons une espèce de chose un peu orangée qui flotte à moitié dans l'eau… Mais de quoi peut-il bien s'agir ? Nous passons par différentes suppositions : un poisson ? un serpent ? pour en arriver à la conclusion qu'il s'agit d'un crabe ou d'une langouste. Enfin, moi je ne vois que ça qui peut avoir cette couleur ! Flo se moque gentiment de moi, même si elle n'est pas forcément très sûre non plus. Et là que voit-on ? Une deuxième « chose » arriver avec le courant ! Bon, je veux en avoir le cœur net et me rapproche de l'eau… Et là… hum… il s'agit en fait d'un morceau de pain jeté par les gens d'à côté pour nourrir les poissons ! Euh… allez gros fou rire !

On se ressaisit et nous partons nous poster devant l'entrée de l'hôtel pour attendre la personne d'Europcar qui doit venir nous apporter la voiture. Le gars arrive avec cinq minutes de retard et est tout confus ! Attends, cinq minutes on va pas non plus chipoter ! Il nous emmène au centre commercial d'à côté où se trouve la boutique. Nous avons droit à une Corsa climatisée semi-automatique (la boîte est mixte), il m'explique comment ça marche (Flo a peur de conduire !!), puis nous signons les papiers tout en discutant. Il connaît Montpellier car il a fait ses études à Auxerre et il y était passé. Je prends donc le volant pour faire environ trente mètres jusqu'à la bijouterie. Nous avons en effet décidé après les savants calculs de la veille d'acheter des perles là. Flo veut en acheter deux, moi je me tâte pour une bague et un bracelet. Finalement c'est Flo qui achète le bracelet et deux perles. Il faut les choisir et c'est le gros dilemme. Mais heureusement, Keoni le vendeur est là pour donner son avis en plus de celui de Wendy la vendeuse. Moi, je prends des boucles d'oreilles et une perle mais qui est déjà montée. Nous prenons une petite photo avec nos hôtes (c'est une tradition dans la boutique, les polaroïds sont affichés !), Wendy nous offre à boire, puis nous prenons congés. Nous devons y passer le soir pour récupérer les perles de Flo montées. Ah, elle a quand même essayé de négocier, mais à défaut de réduction, nous avons eu droit chacune à une nacre gravée de notre prénom.

Nous repartons pour de bon cette fois direction le belvédère. Il s'agit d'un point élevé d'où l'on a une vue magnifique sur les deux baies de l'île : la baie de Cook et la baie d'Opunohu dans laquelle on aperçoit encore le paquebot Gauguin. Le belvédère est entouré de montagnes très hautes aux sommets très découpés. Le paysage est vraiment grandiose. Et les coqs toujours chantant ! Nous empruntons un petit chemin à pied, mais devant « la densité » de la végétation, nous renonçons rapidement.

Les sommets de Moorea

Nous quittons le belvédère et nous arrêtons en descendant au marae de Titiroa. Les maraes sont des lieux de culte de la civilisation polynésienne, là où se déroulaient, dans les temps anciens, les cérémonies religieuses, les sacrifices humains etc…  Il en reste souvent de grandes « dalles » en pierre avec un mur au fond. Sur ce marae, il ne reste que des petits murets en pierres entourant les fameuses dalles, le tout sous des « châtaigniers polynésiens » (des arbres ressemblant à nos châtaigniers). Nous en faisons un petit tour, puis reprenons la voiture pour retrouver la route de ceinture. Au passage nous apercevons des vaches dans un champ, oui, les vaches, ça existe aussi là-bas !

Nous décidons de faire le tour de l'île dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, le lagon sur notre droite. Nous passons ainsi devant le Tiki Village mais nous ne nous arrêtons pas (même si nous avons droit à l'entrée gratuite puisque nous avons assisté au spectacle), puis arrivons à la Painapo beach. Il s'agit d'une petite plage de sable blanc devant le lagon immense. Petit arrêt photos, et nous continuons en passant devant la très jolie église de Haapiti. Nous commençons à apercevoir la silhouette de l'île de Tahiti, et entamons la partie de l'île où il n'y a pas du tout de plage, mais de la roche se jetant dans la mer.

L'église de Haapiti

Nous avions décidé précédemment de déjeuner au restaurant « Chez Pauline », d'après le guide, la cuisine est bonne pour pas trop cher. Nous approchons du village dans lequel il se trouve et tâchons donc de le repérer. Évidemment nous passons devant, mais voyons le panneau au dernier moment, d'où petit demi-tour. Nous arrivons alors dans une sorte de cour où nous supposons que nous devons nous garer, il n'y a pas d'autres voitures. Là nous nous approchons de l'un des bâtiments, il est désert. Nous poursuivons donc notre investigation et passons par le côté d'un bâtiment où nous entendons des voix. Effectivement il y a là une sorte de petite salle avec des tables (donc un restaurant !) et deux hommes sont en train de manger. Un troisième qui discute avec eux se lève, nous lui demandons si nous pouvons manger et… « pas de problèmes ! » (je vous le dis y'a JAMAIS de problèmes dans ce pays !!), il va chercher la patronne. Nous nous installons à l'une des tables, lorsque la patronne que nous supposons donc être Pauline (CQFD) arrive : « Alors aujourd'hui, c'est poisson cru ou coq au vin ». Euh… d'accord pour le poisson cru alors (donc il n'y a pas de menu…). Nous attendons et là, arrive par le couloir qui mène à la cuisine, une femme d'une quarantaine d'années qui vient se mêler à la conversation des trois hommes. Et c'est pas pour dire, mais même avec l'accent polynésien, ce qu'elle raconte n'est pas à mettre entre deux chastes oreilles, entre les mots grossiers « mon père est en train de mourir, ce conn… il me reconnaît plus » et vulgaires « comment va cette cochonne…? », en parlant de la femme d'un des deux gars. Bref, nous découvrons donc sa vie au milieu des grossièretés, et il nous est difficile de garder notre sérieux même si le poisson cru est arrivé dans un grand plat et s'il est délicieux ! Finalement on a fait plus « écouter » que « discuter » pendant ce repas ! Nous sommes vraiment bien repues, et je demande à Flo si elle veut prendre un dessert, elle me dit non… Mais à peine a-t-on le temps de réaliser que Pauline nous amène deux assiettes avec des bananes caramélisées. Ah bon ok alors le dessert doit être compris !! C'est vraiment bon ces bananes ! Et là l'angoisse du « combien on va payer ? » surgit. C'est vrai quoi, on n'en sait absolument rien ! De plus, nous avons pris une grande bouteille d'eau et là-bas, c'est pas donné. Et finalement on s'en tire chacune pour 1500 XPF à savoir un peu moins de 15 €. Bonne adresse donc ! à recommander si vous n'êtes pas trop sensibles au langage fleuri.

Nous reprenons la voiture pour continuer notre périple et arrivons à la marina de Moorea qui, soit dit en passant, se trouve pas loin du supermarché Champion ! Nous nous y arrêtons pour voir un peu les bateaux. Elle n'est pas très grande, mais le cadre est joli, une sorte de petite crique entourée de montagnes. De plus on a une belle vue de Tahiti. Nous repartons ensuite vers Vaiare et le quai des ferries (ceux qui font la navette avec Tahiti) et nous arrêtons un peu plus loin à l'hôtel Sofitel dont le cadre et la plage sont réputés. Nous garons la voiture sur le parking extérieur et explorons le site. C'est un immense jardin dans lequel sont disposés les bungalows, il y a un nombre impressionnant de plantes et d'arbres différents. Nous faisons un petit tour vers la plage et apercevons la piscine, bon… pourquoi on n'est pas riches ???!! pfff… allez repartons, c'est déprimant ! La route s'élève alors au-dessus de l'hôtel et nous arrivons au petit parking de Toatea d'où on a une très belle vue sur le lagon, la plage de Temae, l'hôtel Sofitel et Tahiti. Arrêt photos obligatoire.

Le lagon

Nous continuons toujours sur la route de ceinture, passons devant l'aéroport et arrivons au petit village de Maharepa. Nous nous y arrêtons pour faire quelques magasins et en particulier la « maison blanche », une petite boutique dans une maison coloniale vendant des paréos et des objets d'artisanat.

Puis nous partons à la recherche de la fabrique de jus de fruits de Moorea. Nous prenons une route qui s'avère vite se transformer en chemin cabossé. Telles sœur Anne et ne voyant rien venir, nous faisons demi-tour pour reprendre la route nationale et trouver le bon carrefour et la bonne route. Tout ça pour arriver à l'usine et la trouver fermée. En repartant nous faisons un arrêt au lycée agricole où l'on peut visiter le jardin et découvrir la flore, mais c'est fermé aussi, nous repartons donc vers l'hôtel et allons rendre la voiture à Europcar. Très bonne voiture au passage ! Après avoir payé avec encore un petit bon de réduction d'internet (merci Flo d'avoir des origines aveyronnaises !!) nous faisons un tour dans les boutiques et j'en profite pour acheter le tee-shirt de la bière Hinano à Patrice, mon directeur financier qui était allé en Polynésie il y a dix ans. Nous récupérons ensuite bien entendu les perles de Florence. Qu'est-ce qu'elles sont belles ! Keoni a même dit que la perle de sa mère était une « sacrée perle » !! Reflets roses, bleus, verts, toutes les « couleurs de l'arc en ciel » quoi !!

Une fois revenues dans la chambre, c'est la séance « essayage » des perles et vision à la lumière et au soleil. C'est beau… allez… on va en profiter avant d'aller dîner pour refaire un peu la valise et prendre une douche. Pour m'occuper, je décide de faire brûler les tortillons anti-moustiques pour voir ce que ça donne. Comme la chambre n'est pas fermée, la fumée devrait bien s'évacuer. Bon, j'ai quand même failli m'asphyxier, mais rien ne m'arrête !

Nous décidons d'aller dîner au restaurant de l'hôtel qui a l'air assez réputé. Il propose une cuisine française et internationale. Nous optons pour une pizza, des pâtes et une glace en dessert (glace à l'eau, bof). Le service est ici aussi très très long, Flo a son coup de barre de 19h, mais elle résiste toujours ! Le dîner est animé par un chanteur « tranquille », un français qui joue du blues, du Dylan sur un drôle d'instrument à cordes (pas su ce que c'était !). C'est bien car il ne nous casse pas les oreilles (rapport aux tamtams de la veille), c'est vraiment très agréable, mais ça aide pas non plus pour le coup de barre !

Le repas terminé, c'est direct la chambre et dodo vers 21h, avec les « cigales de nuit » en fond sonore. J'ai pas réussi à savoir de quoi il s'agissait, mais ça fait un bruit de cigale et ça commence lorsque le soleil se couche. Des grillons peut-être ? Le premier qui a la réponse, je lui offre un savon au Tiare !

Posté par cloonie à 09:36 - Moorea - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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